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 chroniquez vos albums fétiches

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Axl
Pissipotin
Axl

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MessageSujet: chroniquez vos albums fétiches   chroniquez vos albums fétiches EmptySam 2 Déc - 15:22

je vous propose ce topic de partage ou nous pourrons écrire
quelques lignes sur ces disques qui nous ont construits.
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Axl
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MessageSujet: SMiLE   chroniquez vos albums fétiches EmptySam 2 Déc - 15:23

Il est des albums qui font évoluer la musique pop, qui transcendent le genre pour créer une œuvre à part, Sgt Pepper des Beatles et ses compositions psychédéliques fut de ceux la, Revolver ayant montré la voie. Ils ne furent pas les seuls.

Enregistré en 1966, le chef d’oeuvre des Beach Boys, puisque c’est du mythique album SMiLE dont il s’agit ici, aurait du être publié l’année suivante. Soit en 1967, pour les moins doués en arithmétique d’entre nous.

Brian Wilson, assumant l’échec commercial de ce qui reste un album référence pour tout amateur de musique pop digne de ce nom, à savoir Pet Sounds, une collection de 13 perles aux mélodies et aux arrangements vocaux rarement surpassés (voire jamais, diront les fans des BB les plus hardcores), Brian Wilson disais-je, remit le couvert pour un nouvel opus qui devait se démarquer de son prédécesseur, inspiré par ses maîtres Gershwin et Phil Spector.

Un nouveau chef d’oeuvre, ou figurerait entre autre le fantastique single Good Vibrations (une mini symphonie à lui seul, ayant nécessité 6 mois d’enregistrement studio, dans 5 studios différents, représentant quelques 90 heures de bande, le tout pour la somme de 60.000 dollars de l’époque) qui se vendra à 400.000 exemplaires en quatre jours, excusez du peu, philippe risoli ne faisait pas encore de musique à l'époque.

Hélas, le projet le plus ambitieux du mentor des frères de la plage n’aboutira pas. Le puzzle que constitue SMiLE ne semble pas vouloir se compléter, comme l’atteste les nombreux bootlegs des prises studio de l’époque. A cela plusieurs raisons : Brian est complètement parano, sombre dans la dépression (l’album Revolver des Beatles, ses grands rivaux, l’achèvera un peu plus), le LSD qu’il ingurgite comme d’autres les litres de coca vanille aura raison de sa santé mentale, et il préfèrera se coucher dans un lit qu’il ne quittera que trois ans plus tard…(une légende urbaine, mais à peine)..quelques morceaux, réenregistrés, verront tout de même le jour dans divers albums des Beach Boys, dont Smiley Smile.

37 ans plus tard, après quelques albums solos sympathiques contenant parfois des joyaux, Wilson et son nouveau groupe, The Wondermints, créent l’évènement : la « symphonie adolescente dédiée à Dieu », qui devait être la réponse des Beach Boys au Sgt Pepper des Beatles, est réenregistrée et complétée, au prix d’un gros travail archéologique.

SMiLE 2004 est un album magnifiquement orchestré, qui contient des monuments tels qu’Heroes And Villains ou encore Surf’s Up, la voix de Brian a beaucoup vécu mais s’en tire avec les honneurs, et les harmonies vocales des Wondermints, sans surpasser celles des BB (mais qui les en blâmera) restent sublimes. Van Dyke Parks, l’acolyte de l’époque, poète de son état, qui avait écrit l’ensemble des lyrics, est aussi de l’aventure, et complète les morceaux inachevés.

Le disque est divisé en trois mouvements, transcription musicale de l’histoire américaine, de l’Europe méditerranéenne des émigrants à Plymouth Rock, puis de plus en plus à l’Ouest, l'évocation de la rencontre avec les populations indiennes, thème de la perte de l'innocence, allusions politiques (la guerre du Vietnam dans "Heroes & Villains"), les paroles de Van Dyke Parks mélangent absurde et poésie et traitent des grands idéaux du rêve américain (l’innocence, la foi, l’espoir, la confiance en l’avenir ) qui contrastent avec l’image contemporaine de ce pays, peu enclin à la paix ces temps ci…une sorte de mini-symphonie spirituelle, en somme.

SMiLE, l’arlésienne pop, aboutie et intemporelle, est une pièce maitresse de la pop moderne. comme le disait si bien Leonard Bernstein, « Tout cela, c'est le Bach, le Mozart d'aujourd'hui ».
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Axl
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MessageSujet: (je le savais que c'était une bonne idée, ce topic)   chroniquez vos albums fétiches EmptyJeu 14 Déc - 0:53

Abbey Road

Les Beatles. Si l’on omet le cas Franck Michael, quasi surnaturel, et ça rime, Les Beatles sont, et resteront (ceci n’est en aucun cas une prévision Elisabeth Tessier mais plutôt un simple trait de bon sens) les musiciens les plus connus et reconnus du 20ème siècle.

Une carrière à faire pâlir de jalousie n’importe quel artiste, une œuvre discographique panthéonesque, foisonnante d’idées qui donneront naissance aux genres musicaux développés les années suivantes. Helter Skelter ne fut-il pas, avec ses guitares saturées et sa voix presqu’éructée, la première chanson hard rock, Tomorrow Never Knows et sa boucle rythmique hypnotique, le premier titre techno ?

A la fin des sixties, les petits gars de Liverpool, comme Gainsbourg les appelait dans son hit Qui est In, Qui est Out, vivaient comme maris & femmes depuis une dizaine d’années. Les tensions s’accumulaient, Lennon se perdait dans le LSD, la gestion de l’après Sgt Pepper (admirable pierre angulaire de la pop psychédélique et réponse sans appel du groupe à la presse qui les pensaient finis (imaginons ici les visages livides des plumitifs lors de l’écoute, au choix, d’A Day In The Life ou de Lucy In The Sky With Diamonds…)) se révélait ardue.

Pire, le dénigrement critique de leur film Magical Mystery Tour entamait leur confiance, et la passion dévorante de John pour Yoko Ono, présente à toutes les sessions d’enregistrement depuis le premier jour de la confection du Double Blanc, exaspérait les trois autres scarabées.

Le film Let It Be, témoignage de l’enregistrement de l’album du même nom traduit bien ces malaises au sein du groupe. Il sortira après Abbey Road, mais ce dernier n’en demeure pas moins l’effort final des Beatles, enregistré dans les désormais mythiques studios londoniens du même nom, ou les quatre garçons dans le vent se réunirent une ultime fois à la demande de George Martin en 1969.

Mélancolique, aux harmonies polyphoniques très riches, Abbey Road débute par une chanson bluesy, le hit Come Together de Lennon, dont le titre fut inspiré par le slogan "Come together, join the party" du gourou du LSD Timothy Leary pour sa campagne de gouverneur en Californie.

Il est suivi de la plus belle composition de George Harrison, Something, une magnifique chanson d’amour aux arrangements subtils et profonds. George prouvait une fois de plus qu’il était l’égal des deux compositeurs principaux du groupe.

Maxwell's Silver Hammer, chanson typique de Mc Cartney lui succède, faisant appel au synthétiseur Moog, un tout nouvel instrument encore très peu utilisé à l’époque. Un des titres haït par Lennon, qui lui fera déclarer dans Playboy des années plus tard :
« je la déteste... il nous l’a fait répéter un million de fois. Il a tout tenté pour en faire un single et ça n’en a jamais été un et ça n’aurait jamais pu en être un... on a dépensé plus d’argent sur cette chanson que sur n’importe laquelle des autres de l’album. »

Oh! Darling, le titre suivant, est aussi une composition de Paul, qu’il chante de façon magistrale, prouvant une fois de plus qu’au-delà de ses talents de mélodiste il est aussi un incroyable chanteur rock. John, surement un peu jaloux, pensait qu’il l’aurait bien mieux chanté que son acolyte, prétextant qu’elle était plus de son registre : à l’écoute, on se dit pourtant que personne n’aurait pu mieux l’interpréter que Macca, tant sa voix est chargée d’émotion, faisant éclater le cliché John-le-rocker / Paul-le-gentil-chanteur-pop.

Octopus’ Garden est chantée et écrite par Ringo, et s’avère une chanson spontanée et gaie, dans la veine d’un Yellow Submarine, certainement la plus belle réussite du batteur.

La face A de l’album s’achève avec l’un des titres les plus complexes enregistrés par les Beatles, I Want You (She's So Heavy) qui subit une multitude de changements de tempos, sur un riff lourd et sombre de Lennon, appuyé par un chorus de synthé moog, des guitares de George et John, et de nombreux overdubs. La partie basique de la chanson a été enregistrée 35 fois avant de subir ces changements. Au moment de finaliser les dernières touches de la face A de l’album et à l’écoute du mix final du titre, John dit « Ici ! coupe le morceau ici ». Geoff Emerick s’exécuta, et ce fut la fin (abrupte) de la face A.

La face B d’Abbey Road commence par la seconde composition d’Harrison, Here Comes the Sun, qu’il composa dans son jardin une journée ensoleillée d’été aux côtés de son ami Eric Clapton, ce qui lui confère cet aspect léger et brillant, appuyé par les arrangements de cordes toujours bien sentis de George Martin.

Because est un interlude s’éloignant de la classique structure des morceaux pop de l’époque, sans rythmique, aux chœurs très travaillés, plaqués sur une lancinante mélodie d’ harpsichord électrique joué par George Martin, un véritable travail d’orfèvre musical.

La suite de la face B d’Abbey Road est composé d’un medley de plusieurs titres inachevés, fantastiquement liés les uns aux autres, et qui forme une mini symphonie pop des plus réussies.

You Never Give Me Your Money, Sun King, Mean Mr. Mustard, Polythene Pam, She Came In Through The Bathroom Window, Golden Slumbers et Carry That Weight forment un splendide collage qui n’apparait jamais poussif ou artificiel, bien au contraire.

C’est le court The End qui clôt faussement ce qui restera l’album le plus abouti de la musique pop, car se trouve après un blanc de quelques secondes un autre mini titre de 23 secondes, caché celui la, Her Majesty, qui évoque la reine d’angleterre d’une bien curieuse façon :

Her Majesty is a pretty nice girl
but she doesn't have a lot to say
Her Majesty is a pretty nice girl
but she changes from day to day
I'm gonna tell her that I love her a lot
but I gotta get a belly full of wine
Her Majesty is a pretty nice girl
someday I'm gonna make her mine
oh yeah, someday I'm gonna make her mine.

C’est une chanson de Paul qui ne souhaitait pas la voir figurer dans le medley final. L’ingénieur du son chargé de la supprimer préféra la déplacer à la fin de la face B après un long blanc, et Mc Cartney trouva l’astuce amusante et le rendu intéressant.

Elle ajoute une note ironique et légère à l’ensemble, en contrastant avec la grandiloquence et le sérieux de The End, dont les derniers vers d’une magnifique simplicité résument, en une sorte de maxime, la vie et l’aventure des Beatles et au-delà, une sorte de règle universelle sur l’amour.

« And in the end,
the love you take
is equal to the love
you make. »
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